Église Saint-Barthélemy-et-Saint-Louis de Sourcieux-les-Mines : diagnostic et avant-projet
Diagnostic patrimonial
Sourcieux-les-Mines
Diagnostic patrimonial de l’église de Sourcieux-les-Mines : la commune a confié l’étude de l’église Saint-Barthélemy-et-Saint-Louis à Périscope Architecture. La mission associe un diagnostic sanitaire et structurel à un avant-projet de restauration. Elle couvre l’ensemble de l’édifice.
Objet de la mission
La commune de Sourcieux-les-Mines est propriétaire de l’église Saint-Barthélemy-et-Saint-Louis. Elle souhaite intervenir sur l’édifice pour en assurer la pérennité, la mise en sécurité et la valorisation. Avant d’engager des travaux, il fallait donc connaître précisément le bâtiment.
La mission comprend ainsi deux volets complémentaires. D’abord, le diagnostic dresse l’état sanitaire et structurel de l’église. Ensuite, l’avant-projet traduit ces constats en propositions d’interventions décrites, localisées et estimées.
Objectifs de la mission
- Retracer les grandes étapes de construction et de transformation de l’église.
- Établir des relevés fiables : plans, élévations et orthophotographies.
- Inspecter par drone les parties hautes inaccessibles.
- Identifier et cartographier les désordres structurels et sanitaires.
- Comprendre l’origine des pathologies, en particulier les infiltrations d’eau.
- Hiérarchiser les interventions selon leur degré d’urgence.
- Définir un programme de travaux cohérent sur l’ensemble de l’édifice.
- Estimer le coût des travaux pour éclairer les décisions de la commune.
Acteurs de l’étude
- Maîtrise d’ouvrage : Commune de Sourcieux-les-Mines
- Mandataire, architecte du patrimoine : Périscope Architecture
- Bureau d’études structure : Le Be Associés
- Économie de la construction : DEQUAES
L’église Saint-Barthélemy-et-Saint-Louis
L’église se dresse au centre du village, dans les Monts du Lyonnais, à l’ouest de Lyon. Elle appartient à la commune et reste affectée au culte.
La première mention de l’église remonte à 920, dans le cartulaire de l’abbaye de Savigny. Elle était alors placée sous le vocable de saint Genès. Le bâtiment a ensuite connu plusieurs campagnes de transformation. En 1831, il est agrandi de deux travées. Puis, en 1898, une extension vers l’est crée le chœur, la sacristie et le clocher.
Le plan, sans transept, associe une nef surélevée à deux bas-côtés. Les trois vaisseaux sont voûtés d’ogives sur trois travées. Le chœur occupe la quatrième travée et se prolonge par une abside pentagonale. Les pierres dorées soulignent les encadrements de baies, les contreforts et les chaînes d’angle.
Le clocher carré s’élève dans l’angle nord-est du chevet. Il est couronné de quatre gâbles, chacun orné d’une horloge signée Charvet. Une flèche octogonale couverte d’ardoises achève la composition.
Relevés et drone : une lecture précise de l’édifice
La qualité du diagnostic repose d’abord sur celle des relevés. Des plans, des élévations et des orthophotographies ont été produits pour l’ensemble de l’édifice. Ces documents forment un support commun pour l’architecte, l’ingénieur structure et l’économiste.
Le drone a permis d’inspecter les parties hautes, sans échafaudage ni nacelle. La couverture, l’épi de faîtage, les abat-son et les lucarnes du clocher ont ainsi été examinés de près. Les maçonneries des gâbles et des contreforts ont aussi fait l’objet d’un examen détaillé.
Chaque désordre a ensuite été localisé sur des plans d’état sanitaire. Les causes ont été distinguées de leurs effets. La plupart des pathologies relevées résultent en effet de la pénétration de l’eau dans l’édifice. En parallèle, le bureau d’études structure a analysé le clocher, le beffroi et les charpentes.






Enjeux patrimoniaux
- Clos et couvert du clocher : la couverture d’ardoises, la zinguerie et les abat-son arrivent en fin de vie. Leur réfection protégera durablement la charpente.
- Conservation des maçonneries du clocher : le programme prévoit le rejointoiement des pierres et le confortement des gâbles.
- Étanchéité des toitures de la nef et des bas-côtés : les raccords entre toitures et maçonneries doivent être repris. Les tuiles anciennes, issues de la tuilerie Genairon, ne sont plus fabriquées.
- Gestion de l’humidité : l’assainissement du mur sud et de la sacristie favorisera la conservation des maçonneries et des enduits.
- Compatibilité des matériaux : les reprises au ciment laisseront place à des mortiers et enduits à la chaux.
- Valorisation du second œuvre : horloges, abat-son, lucarnes, vitraux et épi de faîtage participent à l’identité de l’édifice.
Un programme de travaux précis pour l’ensemble de l’édifice
Le diagnostic de l’église de Sourcieux-les-Mines constitue désormais un socle de connaissances historiques et techniques. Il offre à la commune une vision globale et objective de l’état de son édifice.
Les propositions d’interventions couvrent l’ensemble du bâtiment. Elles concernent le clocher, les toitures, les maçonneries, les intérieurs et les abords. Chaque intervention est décrite et localisée sur plan. Les travaux sont ensuite répartis en tranches, selon leur ordre de priorité. Grâce à cette précision, chaque tranche peut être engagée sur des bases fiables.
La commune dispose ainsi d’un véritable outil d’aide à la décision. Elle peut planifier les travaux sur plusieurs années, au rythme de ses moyens. Cette programmation pluriannuelle facilite aussi la recherche de financements. Elle permet d’assurer l’entretien et la mise en valeur de l’édifice dans la durée. Par ailleurs, l’étude identifie les investigations complémentaires à mener avant travaux. Elles portent sur le réseau d’eaux pluviales, l’amiante, le plomb et les insectes xylophages.
Ce programme s’inscrit dans une démarche de conservation durable. Il privilégie la réparation et l’emploi de matériaux compatibles avec le bâti ancien, comme la chaux. L’église pourra ainsi rester un repère du village et un patrimoine transmis aux générations futures.


